homme qui dort

Survivre à une cuite

Enfin, la cuite, un sujet intéressant, il aura donc fallu attendre 3 mois ça !

Vous avez abusé du vin rouge pensant qu’il était sain, de la bière pour récupérer après une séance et vous êtes maintenant dans cet état si peu agréable qu’est le lendemain de cuite ?

Voici quelques astuces de nutritionniste pour y survivre.

Je ne vais pas parler de ce qu’il faudrait faire avant ou pendant la consommation d’alcool. Évidemment, en terme de santé, en consommer moins est mieux, mais là c’est trop tard.

Premier point, l’hydratation.

Pour que le foie élimine l’alcool, il va avoir besoin d’eau, de beaucoup d’eau. Ça, plus le fait qu’on ne boive pas beaucoup d’eau voir qu’on mange salé, et c’est la déshydratation assurée. Un des premiers signes de déshydratation c’est le mal de tête. Il va donc falloir se réhydrater pour l’éviter ou le faire partir.

Pour optimiser cette réhydratation, on va privilégier des boissons qu’on appelle riche en électrolytes, c’est-à-dire riche en minéraux. Sodium, calcium, magnésium, potassium et babaorum. En gros, des eaux minérales. L’effet est d’autant plus intéressant que l’alcool aura créé des déséquilibres en magnésium et potassium. Les eaux les plus riches en potassium sont les eaux pétillantes, mais si vous avez l’estomac en vrac, privilégiez les eaux plates.  #teamhépar

À propos du café. Il aide le foie dans son travail d’élimination mais c’est aussi un diurétique et donc il entraine une déshydratation plus importante. À voir donc, selon votre sensibilité et votre envie.

Deuxième point, le foie

C’est lui qui va travailler le plus pour éliminer l’alcool. Grâce à son action, le taux d’alcool sanguin va diminuer de 15 à 17 mg par heure (entre 1 et 2 verres dose bar par heure, ça dépend des enzymes de chacun). Même le lendemain, il peut continuer à travailler donc il va falloir éviter de lui donner trop de travail. Il faut donc éviter les repas trop riches ou trop gras (pour la sécrétion de bile). Désolé de vous le dire, mais le McDo de lendemain de cuite ralentit votre récupération.

Troisième point, l’estomac

L’alcool stimule la sécrétion d’acide dans l’estomac, c’est ce qui créer les maux d’estomac et peut provoquer des nausées le lendemain (si c’est le soir même, c’est peut-être aussi à cause du cerveau).

Il faut absolument éviter de fumer, ce qui augmente aussi la sécrétion d’acide, ainsi que de consommer des AINS (anti-inflammatoire non stéroïdiens). On retrouve parmi eux l’ibuprofène, l’aspirine, le diclofénac ou le kétoprofène pour n’en citer que quelques-uns. Privilégiez le paracétamol si vous avez la tête dans un étau.

Pour préserver votre estomac, privilégiez les légumes, fruits (sauf tomate et agrumes, trop acides), céréales complètes et évitez à nouveau tous les aliments frits, gras ou sucrés.

Donc, kékonfé ?

Boire de l’eau minérale (exemple hépar), manger des fruits, banane en tête et éventuellement des œufs si vous avez faim. Déjeuner un peu plus tard un bouillon de nouilles comme savent si bien le faire nos amis japonais et vous serez requinqué en moins de deux.

Éventuellement, si votre estomac se rappelle à vous, du citrate de bétaïne est très efficace, sans excès.

NB : n’écoutez pas votre ami qui vous dit qu’il faut « combattre le mal par le mal », c’est une très mauvaise idée.

Source :

https://www.educalcool.qc.ca/wp-content/uploads/2019/09/Lalcool-et-le-corps-humain.pdf

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